The Borgias : la corruption au XVe siècle…

Les séries historiques, lorsqu’elles sont bien écrites, bien interprétées et bien mises en scène, c’est vraiment de la bombe! On a pas mal entendu parler de la série The Borgias parce que François Arnaud joue dedans (ce qui est très chouette), mais pas beaucoup pour son contenu.

Voici donc : En 1492, Rodrigo Borgia [Jeremy Irons], un des cardinaux de l’Église catholique, veut succéder au pape qui vient tout juste de décéder. Il entreprend donc, avec l’aide de son fils Cesare [François Arnaud], d’acheter assez de votes pour être élu. Lorsqu’il y parvient, c’est le début des vraies magouilles, afin de permettre à sa famille de s’enrichir le plus possible.

Les relations filiales sont un des grands thèmes de cette série. Jalousie entre frères, amour-contrôle du père, relation limite incestueuse… Un autre thème important est bien entendu la lutte pour le pouvoir et la corruption qui y est liée. Quand on pense aux scandales municipaux et à ceux de la construction, difficile de se dire que les choses ont changé… il y a moins de morts, mais autrement, les enveloppres brunes avaient une autre forme à l’époque et c’est tout!

Ici (enfin, après trois épisodes), on n’atteint pas la complexité des Tudor dans l’intrigue. On n’est pas non plus tenus en haleine comme c’était le cas avec Rome. L’écriture aurait pu être plus réussie, à mon avis. C’est un peu dommage qu’on ne soit pas plus fascinés par la saga de cette famille de pontife. Toutefois, décors et costumes sont sublimes à mes yeux (attention, je ne suis pas une spécialiste de la Renaissance italienne) et les acteurs, solides.

Je vais continuer à écouter la série pour connaître les grandes lignes de cette petite partie de l’Histoire que je ne connaissais pas, mais j’irai probablement me renseigner ailleurs par la suite. Je trouve qu’il manque un peu de contexte pour les non-initiés à cette partie de l’Histoire. La série est tout de même une bonne mise en bouche, mais elle vous donnera peut-être envie d’en savoir plus, ou alors d’aller voir ailleurs avant même la fin!

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