Spécial 2 pour 1 : Festival du nouveau cinéma et Coup de coeur francophone

Festival du nouveau cinéma, du 12 au 23 octobre 2011

Octobre 2011 : la plus belle saison du monde est arrivée! Avec elle, des festivals-bonbons. Le meilleur festival de films de Montréal (à mon humble avis), le Festival du nouveau cinéma, commence dans moins d’une semaine.

Je pourrais vous faire une longue liste interminable de films à ne pas manquer au festival cette année… mais vraiment, vous gagnerez à explorer la programmation et à faire vos propres choix. L’élément clé au sujet du Festival du nouveau cinéma, c’est que les films en compétition (Sélection internationale) doivent être des 1ers, 2es ou 3es longs métrages. Ici, on cherche à identifier qui sont les cinéastes de demain.

Il y a également la section Panorama international, qui célèbre des films très réussis, à l’échelle mondiale, la section Présentation spéciale, qui permet de voir les films qui ont fait jaser durant l’année (si vous cherchez les films qui ont fait sensation à Cannes, par exemple, allez voir là), comme Melancholia de Von Trier et La peau que j’habite d’Almodovar.

La sélection Focus regroupe les métrages québécois et canadiens sélectionnés (Survivre au progrès a l’air génial), tandis que la section Temps Ø, de son côté, rameute des films éclatés, qui osent (si vous tripez Fantasia, il y a fort à parier que c’est cette section qui vous intéressera le plus). Cette année, on y trouve entre autres Tatsumi d’Eric Khoo, de même que Hara-Kiri, de Takashi Miike.

Finalement, une petite section appelée P’tit loups comprend des films jeunesse et la section FNC Pro présente des conférences, qui s’adressent principalement aux professionnels de l’industrie.

Je crois que ce festival est le meilleur festival de films de Montréal en raison de ses catégories, qui sont si bien définies, ainsi que de la force de ses programmateurs, qui réussissent à aller chercher les meilleurs films qui sont faits à l’international.

Tarifs

Billet individuel : 10 $

Étudiants et aînés : 8 $

2 pour 1 carte Opus ou Allô Stop : 10 $

Carnet de 6 billets : 50 $

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Coup de coeur francophone, du 3 au 13 novembre 2011

Que ce soit pour découvrir les nouveaux talents d’ici, ou encore pour voir un artiste qu’on aime en spectacle, le festival Coup de coeur Francophone s’impose de plus en plus.

Vous trouverez la programmation ici. Autrement, voici mes coups de coeur personnels.

– Lancement du nouvel album d’Éric Goulet (Monsieur Mono lui-même), le 7 novembre au Monument national. Entrée libre.

– Daniel Hélin et Paul Piché, le 12 novembre au Lion d’or.

– Marie-Jo Thério et Richard Desjardins, le 8 novembre à l’Astral.

– Danse Lhasa danse, le 12 novembre à la 5e salle de la Place-des-Arts.

– Éli et Papillon, Salomé Leclerc, le 12 novembre au Bistro in vivo.

– Philémon chante et Moran, le 4 novembre au Bistro in vivo.

Voilà! Y’a plein d’autres trucs aussi au Divan orange entre autres… bonnes découvertes et surtout, bon automne!

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Arcade Fire : cinq bonnes raisons de se déplacer

Voilà, c’est ce soir le spectacle gratuit d’Arcade Fire!

Si on se fie au spectacle en salle d’hier (au Métropolis), on peut affirmer sans se tromper que ceux qui s’y rendront auront droit à :

– un setlist irréprochable,

– une ambiance de communion quasi-religieuse (pour ceux qui ne sont pas trop loin, en tout cas);

– une Régine Chassagne touchante et de bonne humeur;

– une première partie solide (Karkwa, pour ne pas les nommer);

– un groupe franchement heureux d’être à la maison.

Surtout, ayez bien du plaisir et profitez-en!

Un avant-goût, tiens :

Octobre 70 : rester quelque peu sur sa faim…

Source : FTA

 

Du côté de la scénographie, on est servis dans Octobre 70. De grands échafaudages contiennent tous les spectateurs, sur trois étages, de telle sorte qu’on regarde l’action se dérouler d’en haut, un peu comme si on était dans un hélicoptère. Peut-être pour créer une certaine distance… c’est vrai que c’est un peu déstabilisant au départ. Cette configuration permet également l’utilisation ingénieuse et juste assez présente des projections vidéo, très utiles pour faire progresser le récit.

Avant de m’attarder à la pièce elle-même, je dois bien admettre que je ne connais pas suffisamment cette parcelle de notre histoire…  j’espérais en apprendre un peu plus sur cet événement d’octobre 70. Bien entendu, d’autres personnes vous diront qu’elles n’auraient pas aimé la présentation d’un trop grand contexte. Mais, bon. Personnellement, j’aurais apprécié qu’on m’explique un peu plus en détails l’enlèvement de James Cross, de même que les étapes préliminaires à l’enlèvement de Pierre Laporte.

Parce que dans Octobre 70, la pièce, on est plongés directement dans le vif du sujet. L’enlèvement. L’attente de nouvelles du gouvernement. Les communiqués. Les bulletins spéciaux. Les négociations. La fin. Une heure vingt de jeu, que j’ai trouvé un peu inégal. Certains semblent surjouer, d’autres sous-jouer. Ça donne des scènes en dents de scie, parfois. Un des hommes dit avoir 19 ans, mais il me semble qu’il a l’air d’en avoir 32… cet élément m’a paru peu crédible. Sinon, côté reconstitution, les objets m’ont paru très bien choisis, meubles, vaisselle d’époque, alouette. L’utilisation des archives est aussi parfaite, c’est chouette d’entendre ces bulletins spéciaux : ils donnent une bonne impression de l’ambiance qui devait régner dans les rues, hors de la maison, en somme.

Un autre élément que j’ai trouvé très réussi, c’est le questionnement des personnages. « Va-t-on vraiment faire ça? Devrait-on le faire? Devrait-on prouver la vigueur de nos convictions en commettant ce geste irréparable? » Inévitablement, ça devait ressembler à ça. Même si ça me semble un peu absurde et irréaliste d’en arriver là et surtout de parvenir à ce dénouement, on ne réécrit pas l’histoire ici. C’est tout à fait fascinant de voir des gens rejouer ce questionnement, il me semble. De tous les côtés où je peux imaginer cette situation, c’est tellement fou, tellement loin de ce que j’arriverais à faire, même pour une cause à laquelle je crois profondément. On en ressort un peu ébranlés. C’est justement ce qui est décevant, on n’est « qu’un peu » ébranlés. J’aurais bien voulu l’être encore plus…

Francofolies : spectacles gratuits!

Ce qui est à ne pas manquer, cette année… à mon humble avis!

Le vendredi 10 juin :

– Grenadine, Tente Slam, 19 h. Nouvelle chanson française… ancienne collaboratrice du Husky, de Coeur de pirate et de Carl-Éric Hudon. Sa page MySpace;

– Le Vent du Nord, Scène Le Lait, 20 h. Groupe « néo-trad » qui n’en est plus à ses premières armes! Sa page MySpace.

Le samedi 11 juin :

– Émilie Proulx et Geneviève Toupin, Tente Slam, 17 h. Filles surtout folk. Page MySpace Émilie Proulx, Page MySpace Geneviève Toupin;

– Les Planet Smashers en français, Scène Loto-Québec, 21 h. Groupe montréalais de ska… en français cette fois-ci! Sa page MySpace.

Le dimanche 12 juin :

– Philémon chante, Tente Slam, 19 h. Dernier album Sessions cubaines, enregistré à Cuba. Superbe! Sa page MySpace;

– Géraldine, Pub Molson M, 20 h et 23 h. Album lancé en mp3 et en vinyle fin 2010. Électro curieux, rigolo… à découvrir? Sa page MySpace;

– Bertrand Belin, Scène Desjardins, 21 h. Dernier album : Hypernuit, Prix de l’Académie Charles-Cros en 2010. Voix chaude et envoûtante. Yes more pleaseeee… sa page MySpace.

Le lundi 13 juin :

– Ngâbo, Scène Vidéotron, 20 h. Genres (et c’est pas exclusif) : électro, pop, world, jungle… sa version de Boomerang est très chouette. Métissages. Réjouissant! Sa page MySpace.

Le mardi 14 juin :

– Alexis HK, Scène Desjardins, 17 h. Très chanson française! C’est l’auteur de C’que t’es belle, entre autres. Sa page MySpace.

Le mercredi 15 juin :

– Cécile Hercule, Tente Slam, 19 h (ou le jeudi 16 juin). Chanson française, joli twist-on-the-rocks.  Sa page MySpace.

Le jeudi 16 juin :

– Paul Cargnello, scène Le lait, 20 h. Artiste rock qui roule sa bosse depuis quelques lurettes, Paul Cargnello a grandi dans NDG et a d’abord écrit en anglais. Il s’est lancé dans l’écriture en français il y a trois albums et c’est aussi bon! À découvrir.  Sa page MySpace.

Le vendredi 17 juin :

– Bernard Adamus, Marie-Pierre Arthur, Fred Fortin et Gatineau, scène Ford, 21 h. Belle brochette… MySpace de BAdamus.

Le samedi 18 juin :

– Alexandre Belliard, Dany Placard, Guy Philippe Wells, Le Husky, Éric Goulet, Domlebo et Pascal Dufour. Scène Ford, 19 h. Plein de jeunes auteurs-compositeurs-interprètes talentueux… pour finir ça en beauté;

– Damien Robitaille, Marie-Pierre Arthur et Radio Radio, scène Ford, 21 h. Damien est plus crooner qu’avant, mais ses chansons sont toujours aussi uniques! Sa page MySpace.

 

 

Le faux spectacle

L'album Le vrai le faux

Dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois (RCVQ), Jérôme Minière nous a offert une… expérience : la présentation en un seul film des capsules vidéo ayant précédé la parution de son plus récent album, Le vrai le faux, de même qu’une performance musicale en lien avec ces capsules vidéo, le tout dans un seul et même esprit créatif.

Alors, est-ce que c’était bon?

Tout d’abord, laissez-moi préciser que je suis une grande fan de Jérôme Minière, que j’a-do-re ses derniers albums. Si je ne l’avais pas vu en spectacle auparavant, c’était en raison de mauvais timings uniquement. Je considère que Minière a pondu l’un des plus solides albums québécois de 2010 et je trouve triste qu’il ne soit pas reconnu à sa juste valeur.

Toutefois… bien que l’idée des capsules ait été rigolote, je ne suis pas d’avis que regrouper les 18 (!) capsules bout à bout ait rendu un grand service à Jérôme. La qualité des capsules est très variable (on le sait que l’industrie musicale est chamboulée par les téléchargements illégaux… en tant que personne qui achète tous les albums que j’aime, en CD ou non, je suis toujours un peu irritée qu’on me fasse la morale); on aurait facilement pu sélectionner les quatre ou cinq meilleures; c’eût été amplement suffisant.

Je suis consciente que dans le cadre des RVCQ, ces capsules vidéo étaient le prétexte pour qu’il y ait spectacle musical, mais justement, la plus grande force de cet artiste, c’est la qualité de ses chansons. De même que sa personnalité si touchante (qui m’a manqué hier, je dois dire). Bien honnêtement, toutes les portions « vidéo » présentées entre les chansons m’ont semblé superflues; elles m’ont fait ressentir de la frustration que l’on perde du temps à présenter ces numéros si peu pertinents, alors que des dizaines de chansons de cet auteur-compositeur méritaient de sortir de l’ombre.

Est-ce que cela va me dissuader de retourner voir Jérôme Minière en spectacle? Absolument pas; en fait ça amplifie ma hâte de le voir sur scène, dans son VRAI spectacle, avec TOUS ses musiciens. Sauf que moi je le connais déjà, je l’aime déjà. Mon seul regret, c’est que les personnes s’étant déplacées pour découvrir Jérôme Minière (c’était entrée libre, après tout) n’ont probablement pas été captivées par cette prestation… et c’est très dommage. D’un autre côté, quand on se fait distribuer des baguettes magiques à la fin d’un spectacle, ça donne envie de revenir, non?

Rendez-vous du cinéma québécois : ça commence aujourd’hui!

Dix jours durant, à Montréal, les RVCQ. C’est l’occasion idéale pour rattraper ce qu’on manqué pendant l’année cinématographique.

Il y a des tonnes (sérieusement) de trucs qui valent le détour, mais voici une première sélection, à froid :

– The Kate Logan Affair (vendredi 18, 17 h 15);
– Tromper le silence (vendredi 18, 19 h 30);
– The Trotsky (dimanche 20, 15 h);
– The high cost of living (jeudi 24, 19 h 30);
– À l’origine d’un cri (samedi 26, 19 h).

Les programmes de courts métrages semblent tous valoir le déplacement (ou c’est peut-être juste parce que je suis dans un trip de courts, ces temps-ci)… Chaque programme regroupe environ 5 courts, selon divers thèmes.
Rincez-vous l’oeil ici : section Courts-métranges de fiction, bandeau de droite.
Les thèmes : Adolescences, Ah! l’amour!, Bête et méchant, Contes, fables, etc., Culture pop, Décalages, De peur et de désir enfouis, Deuils, D’histoires et de réalisme, Insolite, Ménage à trois, Que du cul!, Réminiscences, Routes sinueuses, Territoires et Suggestions du chef.

Du côté des documentaires, je mentionnerai seulement le très beau Se souvenir des cendres, film d’Anaïs Barbeau-Lavalette qui se penche sur les figurants/vrais réfugiés du film Incendies, de même que le film Pierre Falardeau (dont le sujet principal est manifeste). Évidemment, il y en a bien d’autres qui appellent à être découverts…

Autrement, la section des événements mérite qu’on y jette un coup d’oeil. De mon côté, j’assisterai sûrement à la soirée Le vrai le faux selon Jérôme Minière, mercredi le 23 février prochain. Je vous en redonnerai des nouvelles!