The Descendants

Dans The Descendants, George Clooney incarne Matt King, riche héritier d’une famille de Hawaii. Au tout début du film, on apprend que sa femme a eu un accident de bateau et qu’elle est dans le coma. Par la suite, on apprend avec lui que l’état de santé d’Elizabeth (sa conjointe) n’est pas ce qu’il souhaiterait qu’elle soit, tout comme le reste de leur vie commune. Matt essaiera tant bien que mal de ressouder sa vie de famille avec ses deux adolescentes de filles (une préado et une adolescente), qui n’auront d’autre choix que de maturer plus vite que prévu.

La force du film réside principalement dans la profonde humanité des personnages, humanité que les acteurs nous font très fortement ressentir.  Chaque personnage évolue également énormément en raison du drame qui est présenté dans le film. C’est très chouette pour le spectateur de constater cette évolution. Alexandra, la plus âgée des deux filles de Matt et Elizabeth, changera beaucoup entre le début et la fin du film. Elle tentera d’aider son père avec Scottie, la plus jeune, qui est très « bébé gâté » au départ.

Malgré le caractère très dramatique du film, de nombreux dialogues et situations nous font pouffer de rire. Notons finalement que la quête du personnage principal nous entraînera d’un bout à l’autre d’Hawaii, ce qui permet de nous présenter les splendides paysages de cet État. Même si Hawaii est une vedette dans le film, les deux acteurs principaux (George Clooney et Shailene Woodley) sont vraiment ceux qui crèvent l’écran.

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Top 11 2011

Chansons préférées – 2011

Ce court top 11 est un petit condensé des chansons qui ont marqué mon année 2011, particulièrement mes recherches obscures dans diverses banques de données, au travail…

11. Brigitte – Big Bang (Au pays des candides)
Ce duo français a fait bouger la France cet été. Pour ma part, c’est cette chanson du groupe qui a le plus tourné dans mon iPod. Quelqu’un a de votre sang sur les phalanges? Cette chanson est très bonne pour votre santé mentale.

10. Oh Land – Sun of a Gun/Human
Cette jeune Danoise ne réinvente pas la roue avec ses mélodies, mais c’est toujours agréable de se faire aller le popotin sur sa musique.

http://www.youtube.com/watch?v=xNABadCiGEk

9. Peter Bjorn & John – Second Chance
Je ne pensais pas réentendre parler de ce groupe suédois après Young Folks, mais leur album Gimme some compte parmi ceux que j’ai le plus appréciés cette année.

8. Sister/Nova Baby/Little Black Submarines – Black Keys
Si le dernier album des Keys était paru plus tôt dans l’année, il y a de fortes chances que ces chansons trôneraient au sommet de mon palmarès, mais étant donnée la date de parution, je n’ai pas encore eu le temps de l’écouter à son plein potentiel. Je peux quand même dire que Sister est une de mes préférées, même si le choix est difficile à faire!

http://www.youtube.com/watch?v=ZOJH7YQCcmo

http://www.youtube.com/watch?v=0_JvY9xeVNM

7. Lykke Li – I Know Places
Suprême jolie chanson parmi d’autres jolies chansons, celle-ci correspond parfaitement à un dimanche matin langoureux passé à paresser au lit. Souhaitons-nous-en d’autres pour 2011!

6. Armistice – City Lights Cry
Je ne suis pas une énorme fan de Coeur de pirate (même si Place de la République est une sacrée belle chanson, fin de la parenthèse). J’ai donc été surprise d’aimer à ce point Armistice, mais le EP paru au printemps m’a beaucoup plu, particulièrement cette chanson, mélancolique à souhait.

5. The National – Think You Can Wait
Autre chanson tranquille, celle-ci me tire toujours un pincement au coeur. Elle me fait penser à un soir de novembre où l’on regarderait tranquillement tomber la première neige…

4. Portugal. The Man. – Got It All
Merci à Jacques pour la suggestion répétée! Allez écouter ça, c’est excellent!

3. Galaxie – Piste 1/Jusqu’à la fin
Olivier Langevin a le don d’écrire de bonnes chansons. L’album complet de Galaxie mérite d’être connu, écouté et aimé. Piste 1 est une de ces chansons qui vous feront taper du pied, peu importe où et quand vous l’écouterez!

2. Arcade Fire – Suburban War
Même si cet album est paru en 2010, je l’ai énormément écouté en 2011, en particulier cette chanson. Il y a des souvenirs d’adolescence qui me poussent à écouter cette chanson, puis à la réécouter.

1. Foster the People – Helena Beat
L’album Torches de Foster the People est assez inégal, mais j’ai tellement augmenté ma productivité grâce à cette chanson que je me dois de lui donner la place qui lui revient. Call it what you want et Waste sont aussi de bons moments de l’album (de même que Pumped Up Kicks, vous l’aurez deviné). 😉

Allez, bonne année 2012 à vous!
Que la musique soit avec vous!

Mésaventures cinématographiques

Bon. Alors, on va régler quelque chose tout de suite : Immortals, c’est assez ordinaire. Voilà, c’est dit. Si vous vous trompez de salle lors de votre prochaine sortie au cinéma, je vous souhaite de ne pas tomber là-dessus.

Tout bien considéré, cette méprise m’a tout de même permis de faire quelques constatations :

– Kellan Lutz n’est pas tant un acteur qu’une jolie parure;

– le 3D, ça ne sert absolument à rien. Tut tut tut, à RIEN, je vous dis. Bon, ok. Dans ce film, ça ne servait à rien, mais dans d’autres films, ça peut apporter beaucoup (Pina, par exemple);

– Mickey Rourke, lorsqu’on fait un gros plan sur sa face, il a des airs de Kadhafi;

– les abdos de Henry Cavill doivent bien valoir 12,75 $;

– pour refroidir n’importe quelles brutes qui menacent de se taper dessus, brandissez une photo de femme nue. Retour au calme garanti.

Le meilleur et le pire de la télé, Vol. 1

Chaque rentrée télévisuelle amène son lot d’émissions, tant réjouissantes que décourageantes. Cet automne encore, aux États-Unis, des dizaines de nouvelles séries se sont pointées sur les téléviseurs. J’ai donc décidé de vous présenter celles qui représentent ce qui s’est fait de mieux, à mon avis (et dans celles sur lesquelles j’ai pu jeter un oeil), de même que ce qui s’est fait de pas mal pire…

LE MEILLEUR DE LA TÉLÉ

Homeland

Carrie Matheson (Claire Danes) est une agente de la CIA déployée en Irak. Juste avant qu’elle ne quitte le pays, on lui dit qu’un soldat américain emprisonné est devenu pro-terrorisme. Carrie retourne chez elle et, surprise!, juste après son retour, un soldat américain, prisonnier depuis 8 ans, est soudainement libéré. Carrie soupçonne donc qu’il s’agit du fameux traître. Dès lors, elle s’appliquera à prouver sa culpabilité.

Ce qui est génial avec Homeland, c’est la démonstration des zones grises présentes dans le comportement humain. Entre autres parce que Carrie, en plus d’être une agente secrète, est bipolaire. Elle n’est donc pas toujours stable, elle agit parfois de façon discutable, voire carrément non-éthique. Il faut également spécifier que l’histoire est très bien menée : du premier au dernier épisode, on est tenu en haleine et on se questionne pas mal. Qui est le fameux soldat qui a changé son fusil d’épaule (je sais, je sais…)? Ce soldat a-t-il vraiment tort ou ne fait-il que réagir comme nous l’aurions tous fait? Carrie sombrera-t-elle dans la folie? Qui a tué le colonel Moutarde? Bref, vous voyez le genre. Une seconde saison verra le jour l’an prochain.

American Horror Story

Cette série provient de la chaîne spécialisée FX. Et elle a beau être publicisée comme étant «le nouveau projet du créateur de Glee», ça n’a franchement rien (mais vraiment rien) à voir.

Dans American Horror Story, un couple et leur adolescente de fille quittent Boston pour s’installer à Los Angeles. En effet, ils souhaitent repartir à zéro après une infidélité du mari. Le problème : leur nouvelle demeure est hantée. Et pas à peu près. Dès le premier épisode et tout au long de la série, on nous présente une kyrielle de personnages épeurants, tous plus étranges les uns que les autres.

Violet, l’ado, s’amourache d’un jeune psycho-killer en devenir (Psycho-killer, qu’est-ce que c’est? tan tan tan tan…). La mère rencontre vite sa voisine désaxée, dont la fille trisomique fait de très soudaines et fréquentes apparitions dans la maison. La bonne est soit vieille, soit jeune, sexy et sexuellement harcelante, selon le changement d’interlocuteur. Le papa psychologue a une clientèle qu’il a bien de la difficulté à aider (et sincèrement, qu’y a-t-il de plus horrifiant qu’un psy dépourvu de toute empathie, je vous le demande?) et un homme de caoutchouc rôde autour (et parfois dans) la maison.

Au fil des épisodes, on nous présente également les précédents habitants de la résidence Harmon. Je sais que vite de même, ç’a n’a peut-être pas l’air super méga invitant, mais je vous jure, ce l’est. On finit par vouloir comprendre ce qui se passe dans cette maison et on s’attache à certains des personnages.

Autres mentions

Le retour de la comédie grand public avec des filles comme personnages principaux.

Up All Night, New Girl, et Two Broke Girls sont trois nouvelles séries qui sont dans les premières à avoir été renouvelées pour l’an prochain. Leur point commun? Dans chaque sitcom, on retrouve une (ou des) héroÏNE, plutôt forte à part de t’ça. En plus, elles sont toutes diffusées sur des chaînes grand public, contrairement à Sex and the city (HBO).

New Girl

Voir mon billet datant de septembre. En gros, Jess (Zooey Deschanel) est une fille qui se trouve des colocs après une rupture. Elle est parfois ben awkward et dans ses relations avec ses colocs, ce sont les façons de voir les choses gars-filles qui sont confrontées. C’est bien, mais franchement, pas ma nouvelle comédie préférée, finalement. Pour ça, voir Two Broke Girls.

Two Broke Girls

Max (Kat Dennings) est serveuse dans un deli de New York. Elle a peu de sous et encore moins d’estime de soi. Caroline (Beth Behrs), elle, était jusqu’à tout récemment la fille d’un milliardaire américain. Il a été emprisonné pour fraude. Depuis peu, elle est donc sans-abri, sans-amis, sans-famille. C’est Rémi-e, finalement. Elle et Max deviendront copines, elle l’aidera à crisser son chum-abuser dehors et elles feront équipe pour tenter de démarrer leur propre entreprise. En gros, c’est la solidarité féminine à l’oeuvre. Rafraîchissant. Et Max a de ces one-liners, des fois!

Up all night

Reagan (Christina Applegate) et Chris (Will Arnett) sont maintenant parents. Ils s’adaptent à leur nouvelle vie, non sans quelques accrocs. Ce sont des professionnels très occupés. Si occupés que Chris décide de devenir papa à la maison. Il fait très «homme rose» (je dirais même fuschia, des fois), mais les auteurs tentent de lui ramener du mâle une fois de temps en temps.  Ava (Maya Rudolph) est la collègue névrosée de Reagan. C’est le personnage qu’il reste à peaufiner, à mon avis, parce qu’elle peut être drôlement dure à suivre. Autrement, la série est intéressante, on y démontre avec humour à quel point la société occidentale ne facilite pas la vie des familles. Si les auteurs lui donnent un peu plus de mordant après les Fêtes, elle vaudra alors tout à fait le détour.

LE PIRE DE LA TÉLÉ

Charlie’s Angels

(Concepteur X) J’ai une idée. On reprend une série culte des années 1960 et on la refait. On ne change pas les épisodes, ni l’histoire. Juste les actrices pis le linge.

(Producteur X) Oh, wow, ça me tente!

Ils l’ont fait. La série n’a pas fait long feu et c’était une bonne décision du réseau. À une ère où on peut si facilement revoir les émissions originales, sur Internet ou ailleurs, il faut vraiment se creuser les méninges un peu plus que ça pour faire de la bonne télé.

New Girl. En deux mots : Zooey Deschanel.

L’émission pilote de New Girl est bien, sans être extraordinaire. Voici le résumé : sans s’y attendre le moindrement, une fille se fait larguer de façon très cavalière. Elle se cherchera donc un endroit où vivre et aboutira, vous vous en doutez si vous voyez la photo, dans un appartement peuplé de trois gars. Je doute qu’on puisse être complètement accro après cette vingtaine de minutes. Toutefois, de nombreux points forts me poussent à croire qu’une fois son plein potentiel atteint, cette émission pourrait être géniale. Les voici :

♥ Zooey (of course). Cette actrice est tout à fait crédible en jeune professionnelle naïve et un peu perdue. C’est un rôle qui lui sied à merveille;

♣ les colocataires mâles. Vingt minutes, c’est excessivement peu pour bien présenter quatre personnages, mais on réussit à avoir une idée de qui ils sont et j’ai eu envie de les connaître;

♦ les chansons impromptues. Jess aime ça, se créer des hymnes nationaux personnels. Ok, soyez honnêtes maintenant et avouez que vous faites ça, comme moi, mais dans votre tête? Non? Même pas des chansons que vous connaissez et qui vous rappellent une situation dans laquelle vous êtes? Vraiment? Ah bon;

♣ la chimie. Reste à voir si le réalisme de la série suivra, mais force est d’admettre que la scène du restaurant m’a fait pouffer de rire devant mon écran (ça et le douchebag jar). Ça n’aurait pas fonctionné sans cette chimie entre les personnages/acteurs.

Un point faible, à présent : il est fort possible que les fans de Big Bang Theory trouvent que l’émission est un genre de copie… mais avec trois gars pas-geek et une fille un peu plus dans la lune. Il faudra voir si la série prend son envol. À surveiller, donc. J’y reviendrai dans un mois ou deux!

Bridesmaids ou comment être encore plus heureux un beau soir d’été

Kristen Wiig n’est pas ce qu’il conviendrait d’appeler un sex symbol. Enfin, pas au sens où on l’entend habituellement. Et pourtant… elle est tellement hilarante, dans ce film!

Récapitulons : Annie (Wiig) est une jeune trentenaire à qui la vie ne sourit pas vraiment au moment où le film commence. Elle vient de perdre son entreprise de pâtisserie, son petit ami l’a larguée en même temps que l’entreprise a piqué du nez, elle est forcée d’habiter avec deux jeunes post-ados particulièrement fatigants et sa fréquentation ne se donne même pas la peine de faire semblant de la respecter. Bref, ça va mâl.

Ce qui lui donne envie de se lever le matin : son amie Lillian, avec qui elle peut toujours rire et s’amuser. Lillian se fiance au début du film et demande à Annie d’organiser son mariage et d’être une de ses filles d’honneur. Celles-ci seront six (toutes des amies de la mariée) et s’occuperont de gérer shower, enterrement de vie de fille et mariage. Seulement voilà, une de ces amies est aussi très, très proche de Lillian et donnera l’impression à Annie que la dernière bonne chose de sa vie s’évapore, ce qui la poussera à agir de façon, disons, discutable. Bien sûr, en parallèle, on a aussi l’histoire de Mr Right qui arrive dans la vie d’Annie et bla bla bla.

Ce qui est intéressant, c’est surtout la dynamique entre les six filles. C’est ce qui nous donne les meilleurs moments du film. D’ailleurs, Melissa McCarthy vole la vedette dans toutes les scènes où elle est présente en Megan, soit la fille qui n’a peur du jugement de personne et qui va secouer Annie. Enfin,  juste assez.

C’est un film aux dialogues savoureux, avec plein de blagues très drôles, qui peut nous rappeler que quand la vie nous fout une raclée, il ne faut jamais baisser la tête, mais plutôt lui donner un coup de pied dans les gosses. Ne pas se laisser abattre, en somme. Même si on aimerait que la fin de cette comédie, comme pas mal toutes les comédies faites au-dessous des Grands Lacs, soit un brin moins convenue, on passe un maudit beau moment avec ces filles-là. Et ça fait du bien.

The Walking Dead : en attendant la suite…

The Walking Dead, c’est d’abord une BD. Une BD qui parle de zombies et de fin du monde, qui a été adaptée pour le petit écran l’automne dernier (par la chaîne AMC, qui diffuse également la série historique Mad Men). Pas trop mon genre. Normalement. Sauf que.

C’est. Trop. Excellent! Les épisodes de la première saison sont bien écrits, les acteurs sont merveilleux et surtout, il est excessivement difficile de ne pas avoir envie de savoir ce qui leur arrivera dans l’épisode suivant. Le point de départ : Rick, policier qui est tiré par balle au début du tout premier épisode, est en convalescence à l’hôpital. Lorsqu’il se réveille, il se rend rapidement compte qu’il est seul dans l’hôpital et que quelque chose ne tourne vraiment pas rond. En fait, plus rien ne tourne. L’hôpital semble être au point mort, la ville semble être morte… d’ailleurs, il y a des cadavres partout. Il finira par apprendre ce qui s’est passé, soit qu’une terrible maladie s’est répandue. (Vous l’aurez deviné, la maladie des zombies).

28 Days Much? Oui, oui, je sais. Ce n’est pas la première fois qu’on voit ce genre d’intrigue. Dans cette série-ci, par contre, c’est extrêmement bien fait. La détresse des personnages, leur fuite, leur survie, les crises… sans compter les effets spéciaux, qui, ma foi, m’ont paru parfaitement irréprochables. Le fait que l’on ait fait une série plutôt qu’un film permet une plus intéressante évolution de l’histoire et des personnages. Ça me semble être un avantage indéniable, for story’s sake.

La saison deux de Walking Dead est prévue pour l’automne. La première saison compte tout juste six épisodes, soit l’écoute d’une journée de pluie, quoi!

Je vous laisse la bande-annonce, si vous voulez savoir de quoi ça a l’air. Soyez avertis, par contre, vous comprendrez probablement les grandes lignes du premier épisode.