Chaque jour : le psychopathe, la bonnasse et la TOC sadique

Je suis allée voir Chaque jour à La licorne ce soir. Ça ne faisait pas cinq minutes que la pièce était commencée quand la copine avec qui j’y étais m’a glissé à l’oreille : « ouais ben, ça va être long… »

Pour citer René-Richard Cyr, le théâtre, quand c’est plate, c’est plate longtemps. La recette du jour pour concocter une pièce qui semblera interminable à la majorité de ses semblables? Des personnages antipathiques ou auxquels on peut difficilement s’identifier, un message qui n’arrive jamais… et beaucoup, beaucoup, beaucoup de violence psychologique.

Même si la chronologie n’est pas respectée dans la pièce, on comprend rapidement que Lucie est payée pour aller nourrir le chat de sa patronne et que Joe, le psychopathe qui prétend être son chum et qui la traite comme de la merde, a décidé de profiter de cette maison de riche.

Lucie, quand elle se fait traiter d’épaisse et même quand elle se fait frapper, elle s’excuse. Tellement que ça en devient gênant, on a envie de lui dire de se pousser, pauvre petite.

La patronne, lorsqu’elle arrive dans le portrait, ressemble à une Desperate Housewive sur le 220. Elle est juste folle.

On a beau retourner ça encore et encore dans notre tête, on ne comprend pas le sens de cette pièce, qui finit par tout simplement nous torturer.

Si au moins on arrivait à expliquer pourquoi Lucie accepte de se laisser traiter comme de la merde. Est-ce que c’est parce qu’elle est habituée de se faire traiter de tous les noms? Elle pense qu’elle ne trouvera jamais quelqu’un qui la traitera bien, qui l’aimera? Alors elle reste avec cet enfoiré de première qui, au moins, est capable de lui faire des cunnis quand elle le désire?

Mais rien n’est expliqué… alors il ne reste que ça. De la violence psychologique gratuite. Insupportable, qui peut rappeler des mauvais souvenirs. Le hic, c’est qu’on n’a nul besoin d’aller au théâtre pour être témoins de violence psychologique. On n’a qu’à regarder n’importe quelle minute d’Occupation double ou de simili-concours du genre pour voir des douchebags humilier une fille. Ou une pimbêche rabrouer un sosie de M. Net. On le sait déjà, que notre société regorge de narcissiques et de psychopathes. Si la pièce de théâtre ne peut même pas nous amener une piste de solution, ni même de compréhension, ni même de divertissement (ce qui serait déjà mieux que rien), elle perd sa raison d’être. Non?

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Le meilleur et le pire de la télé, Vol. 1

Chaque rentrée télévisuelle amène son lot d’émissions, tant réjouissantes que décourageantes. Cet automne encore, aux États-Unis, des dizaines de nouvelles séries se sont pointées sur les téléviseurs. J’ai donc décidé de vous présenter celles qui représentent ce qui s’est fait de mieux, à mon avis (et dans celles sur lesquelles j’ai pu jeter un oeil), de même que ce qui s’est fait de pas mal pire…

LE MEILLEUR DE LA TÉLÉ

Homeland

Carrie Matheson (Claire Danes) est une agente de la CIA déployée en Irak. Juste avant qu’elle ne quitte le pays, on lui dit qu’un soldat américain emprisonné est devenu pro-terrorisme. Carrie retourne chez elle et, surprise!, juste après son retour, un soldat américain, prisonnier depuis 8 ans, est soudainement libéré. Carrie soupçonne donc qu’il s’agit du fameux traître. Dès lors, elle s’appliquera à prouver sa culpabilité.

Ce qui est génial avec Homeland, c’est la démonstration des zones grises présentes dans le comportement humain. Entre autres parce que Carrie, en plus d’être une agente secrète, est bipolaire. Elle n’est donc pas toujours stable, elle agit parfois de façon discutable, voire carrément non-éthique. Il faut également spécifier que l’histoire est très bien menée : du premier au dernier épisode, on est tenu en haleine et on se questionne pas mal. Qui est le fameux soldat qui a changé son fusil d’épaule (je sais, je sais…)? Ce soldat a-t-il vraiment tort ou ne fait-il que réagir comme nous l’aurions tous fait? Carrie sombrera-t-elle dans la folie? Qui a tué le colonel Moutarde? Bref, vous voyez le genre. Une seconde saison verra le jour l’an prochain.

American Horror Story

Cette série provient de la chaîne spécialisée FX. Et elle a beau être publicisée comme étant «le nouveau projet du créateur de Glee», ça n’a franchement rien (mais vraiment rien) à voir.

Dans American Horror Story, un couple et leur adolescente de fille quittent Boston pour s’installer à Los Angeles. En effet, ils souhaitent repartir à zéro après une infidélité du mari. Le problème : leur nouvelle demeure est hantée. Et pas à peu près. Dès le premier épisode et tout au long de la série, on nous présente une kyrielle de personnages épeurants, tous plus étranges les uns que les autres.

Violet, l’ado, s’amourache d’un jeune psycho-killer en devenir (Psycho-killer, qu’est-ce que c’est? tan tan tan tan…). La mère rencontre vite sa voisine désaxée, dont la fille trisomique fait de très soudaines et fréquentes apparitions dans la maison. La bonne est soit vieille, soit jeune, sexy et sexuellement harcelante, selon le changement d’interlocuteur. Le papa psychologue a une clientèle qu’il a bien de la difficulté à aider (et sincèrement, qu’y a-t-il de plus horrifiant qu’un psy dépourvu de toute empathie, je vous le demande?) et un homme de caoutchouc rôde autour (et parfois dans) la maison.

Au fil des épisodes, on nous présente également les précédents habitants de la résidence Harmon. Je sais que vite de même, ç’a n’a peut-être pas l’air super méga invitant, mais je vous jure, ce l’est. On finit par vouloir comprendre ce qui se passe dans cette maison et on s’attache à certains des personnages.

Autres mentions

Le retour de la comédie grand public avec des filles comme personnages principaux.

Up All Night, New Girl, et Two Broke Girls sont trois nouvelles séries qui sont dans les premières à avoir été renouvelées pour l’an prochain. Leur point commun? Dans chaque sitcom, on retrouve une (ou des) héroÏNE, plutôt forte à part de t’ça. En plus, elles sont toutes diffusées sur des chaînes grand public, contrairement à Sex and the city (HBO).

New Girl

Voir mon billet datant de septembre. En gros, Jess (Zooey Deschanel) est une fille qui se trouve des colocs après une rupture. Elle est parfois ben awkward et dans ses relations avec ses colocs, ce sont les façons de voir les choses gars-filles qui sont confrontées. C’est bien, mais franchement, pas ma nouvelle comédie préférée, finalement. Pour ça, voir Two Broke Girls.

Two Broke Girls

Max (Kat Dennings) est serveuse dans un deli de New York. Elle a peu de sous et encore moins d’estime de soi. Caroline (Beth Behrs), elle, était jusqu’à tout récemment la fille d’un milliardaire américain. Il a été emprisonné pour fraude. Depuis peu, elle est donc sans-abri, sans-amis, sans-famille. C’est Rémi-e, finalement. Elle et Max deviendront copines, elle l’aidera à crisser son chum-abuser dehors et elles feront équipe pour tenter de démarrer leur propre entreprise. En gros, c’est la solidarité féminine à l’oeuvre. Rafraîchissant. Et Max a de ces one-liners, des fois!

Up all night

Reagan (Christina Applegate) et Chris (Will Arnett) sont maintenant parents. Ils s’adaptent à leur nouvelle vie, non sans quelques accrocs. Ce sont des professionnels très occupés. Si occupés que Chris décide de devenir papa à la maison. Il fait très «homme rose» (je dirais même fuschia, des fois), mais les auteurs tentent de lui ramener du mâle une fois de temps en temps.  Ava (Maya Rudolph) est la collègue névrosée de Reagan. C’est le personnage qu’il reste à peaufiner, à mon avis, parce qu’elle peut être drôlement dure à suivre. Autrement, la série est intéressante, on y démontre avec humour à quel point la société occidentale ne facilite pas la vie des familles. Si les auteurs lui donnent un peu plus de mordant après les Fêtes, elle vaudra alors tout à fait le détour.

LE PIRE DE LA TÉLÉ

Charlie’s Angels

(Concepteur X) J’ai une idée. On reprend une série culte des années 1960 et on la refait. On ne change pas les épisodes, ni l’histoire. Juste les actrices pis le linge.

(Producteur X) Oh, wow, ça me tente!

Ils l’ont fait. La série n’a pas fait long feu et c’était une bonne décision du réseau. À une ère où on peut si facilement revoir les émissions originales, sur Internet ou ailleurs, il faut vraiment se creuser les méninges un peu plus que ça pour faire de la bonne télé.

Surviving Progress (Yes, We Can)

En moins de 90 minutes, ce film réussit à démontrer à quel point l’économie mondiale du 21e siècle, ça ne tient pas debout. Du tout.

Le film s’inspire du livre A Short History of Progress, de Ronald Wright. Celui-ci explique que si l’on considère les 5 000 dernières années de l’évolution (soit la « civilisation moderne ») dans l’ensemble de la vie humaine, celles-ci ne représentent que 0,2 % de toute notre vie sur Terre. En ce sens, on peut considérer cette civilisation comme une expérience. Qui fonce tout droit vers un mur, si on n’en change pas la route, évidemment. Le film s’attarde donc à notre mode de vie présent, tout particulièrement au système économique, qui favorise une toute petite partie de la population et lui permet de s’en mettre plein les poches. En siphonnant les ressources de la planète. Sans vergogne.

Le film explique aussi à quel point on a de la difficulté à améliorer le sort de l’humanité en raison de la nature humaine, qui veut toujours ce qu’il y a de mieux : le meilleur toit possible, la meilleure voiture, les meilleures technologies, la meilleure nourriture, soit la plus diversifiée et la plus abondante possible…

À ce compte-là, y’en a pas assez pour tout le monde. C’est simple et indéniable. De toute façon, un système qui permet à une minuscule minorité de jouir de la vie et qui force les autres à vivre moyennement bien ou carrément mal, c’est amoral. Indéfendable.

So, what now? On fait quoi? On colonise Mars? On investit tout ce qu’on a dans la biologie synthétique? Ou alors on se penche sur l’économie, on arrête les brigands et surtout, on relativise les choses. On fait les choix qui s’imposent. On accepte de ne pas vivre dans des maisons de 12 pièces sur trois étages. On arrête l’étalement urbain. On commence à protéger les ressources naturelles. On pense aux autres. On mange à notre faim, mais juste à notre faim. On distribue mieux ce qu’on a. Là, y’en aurait un peu plus pour tous. C’est pourtant pas si compliqué. Un autre monde est possible. Ça commence par les choix qu’on fait, comme sociétés et comme individus. Comprendre que c’est plate, mais que c’est pas parce que les Occidentaux travaillent fort qu’ils méritent une plus grande part du gâteau qu’un citoyen du Congo, par exemple.

Surviving Progress n’est pas qu’un excellent documentaire. C’est aussi (et surtout) une oeuvre positive et encourageante. Énergisante.

À voir ce soir (samedi 15 octobre) au Quartier latin, 17 h, dans le cadre du Festival du nouveau cinéma.

Prendra l’affiche à Québec et à Montréal le 4 novembre prochain.

Spécial 2 pour 1 : Festival du nouveau cinéma et Coup de coeur francophone

Festival du nouveau cinéma, du 12 au 23 octobre 2011

Octobre 2011 : la plus belle saison du monde est arrivée! Avec elle, des festivals-bonbons. Le meilleur festival de films de Montréal (à mon humble avis), le Festival du nouveau cinéma, commence dans moins d’une semaine.

Je pourrais vous faire une longue liste interminable de films à ne pas manquer au festival cette année… mais vraiment, vous gagnerez à explorer la programmation et à faire vos propres choix. L’élément clé au sujet du Festival du nouveau cinéma, c’est que les films en compétition (Sélection internationale) doivent être des 1ers, 2es ou 3es longs métrages. Ici, on cherche à identifier qui sont les cinéastes de demain.

Il y a également la section Panorama international, qui célèbre des films très réussis, à l’échelle mondiale, la section Présentation spéciale, qui permet de voir les films qui ont fait jaser durant l’année (si vous cherchez les films qui ont fait sensation à Cannes, par exemple, allez voir là), comme Melancholia de Von Trier et La peau que j’habite d’Almodovar.

La sélection Focus regroupe les métrages québécois et canadiens sélectionnés (Survivre au progrès a l’air génial), tandis que la section Temps Ø, de son côté, rameute des films éclatés, qui osent (si vous tripez Fantasia, il y a fort à parier que c’est cette section qui vous intéressera le plus). Cette année, on y trouve entre autres Tatsumi d’Eric Khoo, de même que Hara-Kiri, de Takashi Miike.

Finalement, une petite section appelée P’tit loups comprend des films jeunesse et la section FNC Pro présente des conférences, qui s’adressent principalement aux professionnels de l’industrie.

Je crois que ce festival est le meilleur festival de films de Montréal en raison de ses catégories, qui sont si bien définies, ainsi que de la force de ses programmateurs, qui réussissent à aller chercher les meilleurs films qui sont faits à l’international.

Tarifs

Billet individuel : 10 $

Étudiants et aînés : 8 $

2 pour 1 carte Opus ou Allô Stop : 10 $

Carnet de 6 billets : 50 $

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Coup de coeur francophone, du 3 au 13 novembre 2011

Que ce soit pour découvrir les nouveaux talents d’ici, ou encore pour voir un artiste qu’on aime en spectacle, le festival Coup de coeur Francophone s’impose de plus en plus.

Vous trouverez la programmation ici. Autrement, voici mes coups de coeur personnels.

– Lancement du nouvel album d’Éric Goulet (Monsieur Mono lui-même), le 7 novembre au Monument national. Entrée libre.

– Daniel Hélin et Paul Piché, le 12 novembre au Lion d’or.

– Marie-Jo Thério et Richard Desjardins, le 8 novembre à l’Astral.

– Danse Lhasa danse, le 12 novembre à la 5e salle de la Place-des-Arts.

– Éli et Papillon, Salomé Leclerc, le 12 novembre au Bistro in vivo.

– Philémon chante et Moran, le 4 novembre au Bistro in vivo.

Voilà! Y’a plein d’autres trucs aussi au Divan orange entre autres… bonnes découvertes et surtout, bon automne!

Café de flore : musique, quand tu nous tiens!

Près de deux jours que j’ai vu Café de flore. Je crois que c’est un film qui amène la réflexion; partager mes impressions à froid ne me semblait pas une bonne idée.

Tout d’abord, il convient d’affirmer que Jean-Marc Vallée est un virtuose de l’utilisation musicale dans ses films. Plus encore que dans C.R.A.Z.Y., où la musique faisait partie du processus d’acceptation de soi du personnage principal en quête d’identité, la musique occupe un espace capital dans Café de flore. Elle est ce qui relie les deux époques, elle est ce qui unit des personnages et en sépare d’autres. Le réalisateur s’est aidé en faisant du personnage principal un DJ montréalais, ce qui permet que la musique ait une place prépondérante dans sa vie et dans celle de son entourage. Ce côté-là ne pourrait être plus réussi.

Montréal, 2011 : un DJ bien en vue est fou de désir pour sa nouvelle blonde. Cependant, il vit une certaine culpabilité face à la mère de ses enfants, qu’il a quittée après une vingtaine d’années de vie commune.

Paris, 1969 : Jacqueline élève seule son fils trisomique. Entre eux, l’amour filial devient carrément fusionnel. Avec tout ce que cela comporte de sain et de malsain.

Du côté de l’interprétation, notons le remarquable travail de Kevin Parent, à qui il est difficile de reprocher quoi que ce soit dans ce film. Vanessa Paradis, en mère courage des années soixante, est tout aussi convaincante. Et que dire de Marin Gerrier, l’acteur qui joue son fils! À lui seul, ce petit bout d’homme constitue une excellente raison d’aller voir Café de flore.

En ce qui concerne les deux autres femmes… le problème ne vient pas de leur jeu, sur lequel je n’ai absolument rien à redire, mais se situe plutôt dans la psychologie des personnages. Mon petit malaise face au film vient du fait qu’on a trop peu de détails sur la personnalité des personnages pour évaluer correctement ce qui est quoi dans le scénario. 

Si l’on accepte la prémisse fantastique du film, ça va, c’est tout joli. Mais si on transpose tout ça dans la réalité… il y a lieu de se demander où s’arrête l’amour et où commence la dépendance affective.

Vous aurez compris que Café de flore est un film qui mérite d’être vu, pour en apprécier la musique, pour se laisser emporter l’esprit un peu… et pour nous pousser à réfléchir.

Là-dessus, je vous laisse, je dois aller mettre du Sigur Rós dans mon iPod!

Nelly Arcan. En retard.

Longtemps, j’ai refusé de lire Nelly Arcan.

Je savais que son premier roman avait épaté les critiques, mais le personnage qu’elle était en entrevue me mettait carrément mal à l’aise. Le paradoxe me rendait confuse. La voir essayer d’expliquer son besoin d’être regardée, admirée, tout en ayant l’air d’avoir une peur extrême d’être jugée… j’avais beaucoup de difficulté à comprendre. Je ne pouvais pas concevoir que quelqu’un ait besoin d’être toujours admiré par les autres, constamment désiré. À cette époque, il me semblait tout naturel de faire le contraire, soit se protéger du regard [et du jugement] des autres.

Malheureusement, j’ai donc laissé l’oeuvre de Nelly Arcan être teintée de la personnalité de l’auteure. Celle-ci me « barrait le chemin ». Je me suis rendu compte du réel talent qu’elle avait bien après sa mort. En retard. Même si, particulièrement dans ses autofictions, on peut percevoir le verre déformé à travers lequel elle voyait la réalité, il n’en demeure pas moins qu’elle émet certaines réflexions intéressantes sur notre société. En plus d’avoir une sacrée belle plume. C’est pas rien quand même.

Depuis quelques jours, le site nellyarcan.com permet d’approcher l’oeuvre, de mieux l’appréhender. Une mise en contexte, quoi.

Bien sûr, on nous a over-exagérément parlé  de la nouvelle La honte, publiée à titre posthume et qui relate l’expérience de Nelly sur le plateau de Tout le monde en parle (TLMEP). Bon. Sincèrement, je pense que Nelly Arcan savait, en écrivant cette nouvelle, qu’elle écrivait sur ce sujet en le grossissant à l’aide d’une loupe qu’elle avait dans la tête. Par ailleurs, quiconque écoute régulièrement TLMEP sait qu’il arrive aux animateurs de faire de grandes parenthèses, plus ou moins pertinentes, lors de nombreuses entrevues. À ce moment-là, les invités ne parlent plus du sujet pour lequel ils sont là, mais se démènent sur le chemin où on les a amenés.

Si, comme moi, vous n’avez jamais lu cette auteure parce qu’elle vous tapait trop sur les nerfs, ça pourrait être une belle découverte. C’est ma perception, en tout cas.

Arcade Fire : cinq bonnes raisons de se déplacer

Voilà, c’est ce soir le spectacle gratuit d’Arcade Fire!

Si on se fie au spectacle en salle d’hier (au Métropolis), on peut affirmer sans se tromper que ceux qui s’y rendront auront droit à :

– un setlist irréprochable,

– une ambiance de communion quasi-religieuse (pour ceux qui ne sont pas trop loin, en tout cas);

– une Régine Chassagne touchante et de bonne humeur;

– une première partie solide (Karkwa, pour ne pas les nommer);

– un groupe franchement heureux d’être à la maison.

Surtout, ayez bien du plaisir et profitez-en!

Un avant-goût, tiens :