Jean-Thomas Jobin, l’homme fort

Jean-Thomas Jobin, on le sait, n’est pas le genre d’humoriste qui fait l’unanimité dans les partys de Noël familiaux. D’ailleurs, la moyenne d’âge dans la salle donnait une bonne idée générale de son public cible. Par contre, malgré qu’il soit tout à fait conscient du fait que son humour ne plaît pas à tout le monde, on ne pourra jamais, je crois, l’accuser d’avoir changé son style pour plaire à un plus grand nombre de gens. En effet, il n’y a aucun compromis dans ce second spectacle.

Dans la première partie, Jobin rappelle de façon sympathique à ses spectateurs le genre d’humour qu’il fait (on dirait presque qu’il veut s’assurer que nous savons à quoi nous attendre)! Puis, il nous présente Jacques Boyer, un personnage représentant le pendant québécois et « âge d’or » de Jack Bauer, le héros de 24. Il est aussi victime d’une association de Gisèle qui le menace de faire exploser une bombe puante avant la fin du spectacle.

Après l’entracte, Jobin parle de son premier coup de foudre, nous présente une synthèse de ses statuts Facebook et nous explique quels mots il mettrait dans quelles bouches s’il en avait le pouvoir. La deuxième partie m’a semblé beaucoup plus solide que la première. Je trouve que Jean-Thomas Jobin est plus drôle lorsqu’il est dans l’anecdote, lorsqu’il enfile les perles absurdes les unes après les autres, plutôt que lorsqu’il présente un long numéro plus élaboré. C’est probablement pour ça que le numéro sur les statuts Facebook m’est apparu comme l’un des plus forts du spectacle.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup apprécié le spectacle, même s’il était quelque peu inégal.

Et parlant de Jean-Thomas, un nouvel épisode de Père poule est en ligne depuis le 5 avril!

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